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Edito
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Que sera le monde demain ?
Il faudrait un nouvel Einstein pour nous aider à visualiser l’avenir et en particulier l’avenir du monde du vin. A court terme, la crise
est pesante : baisse des offres d’emploi, prudence des candidats, regroupements d’entreprises, diminution du nombre de vignerons… Mais à plus long terme, le vin renforcera sa position :
boisson symbolique, sa consommation et sa production s’étendront aux 4 coins du monde. Un nouveau monde du vin renaîtra de la crise.
Pour bâtir ce nouveau monde, il ne faut pas avoir fait l’ancien ! Il y aura de la place pour de nouvelles compétences, de nouveaux savoir faire, de nouvelles visions… Formez-vous
(faites le tour du répertoire des formations), participez aux conférences (au Viteff, au Sitevi, aux entretiens Jacques
Cartier…), tentez l’aventure à l’étranger comme Hervé Durand ou comme Jia Peng
L’avenir ne sera pas meilleur, il sera différent !
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Interview : Jia Peng, directrice du centre « World Wine Education » à Shanghaï
05/10/2009
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Chinoise formée au vin à Reims, Jia Peng dirige depuis janvier 2009 l'Ecole du Vin, fondée par le négociant chinois Yu Yiping, au quatrième étage de sa Cité du Vin dans le vieux Shanghai.
L'école aura pour but d'intéresser les néophytes comme de former les professionnels. Jia Peng revient sur sa mission.
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Sommaire
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Le créateur de l’école est Yu Yibing, un négociant de Shanghaï spécialisé en alcools chinois, jusqu’à ce qu’il décide il y a
deux ans de développer l’importation des vins français, qui lui ont paru avoir beaucoup d’avenir en Chine. Il a fondé six magasins de ventes de vin, proposant plus de 3200 références, et
également créé une revue sur le vin appelée Liquor Taste. Quant à moi, je suis originaire du Hunan, je suis venue en France parce que j’avais beaucoup de curiosité pour le pays, et je me suis
installée à Reims pour y découvrir le vin. J’y ai suivi un BTS de tourisme, puis une licence de commercialisation internationale des vins et spiritueux. Je passe alternativement un mois en Chine
et un mois en France.
Le créateur de l’école est Yu Yibing, un négociant de Shanghaï spécialisé en alcools chinois, jusqu’à ce qu’il décide il y a deux ans de développer l’importation des vins français, qui lui ont
paru avoir beaucoup d’avenir en Chine. Il a fondé six magasins de ventes de vin, proposant plus de 3200 références, et également créé une revue sur le vin appelée Liquor Taste. Quant à moi, je
suis originaire du Hunan, je suis venue en France parce que j’avais beaucoup de curiosité pour le pays, et je me suis installée à Reims pour y découvrir le vin. J’y ai suivi un BTS de tourisme,
puis une licence de commercialisation internationale des vins et spiritueux. Je passe alternativement un mois en Chine et un mois en France.
Le marché chinois du vin est à la fois très peu mâture, mais également très international, les vins arrivant du monde entier.
Il faut donc éduquer le consommateur chinois, d’autant plus que la complexité des AOC françaises nécessite une explication. Les professionnels chinois du vin ne sont pas encore de vrais
professionnels, et les cavistes ne savent pas comment vendre les produits. Donc pour l’heure les gens achètent soit les vins les plus chers, ou alors un prix très bas pour ne pas être déçus.
D’autant plus qu’on trouve sur le marché des vins français d’entrée de gamme vendus très cher, par les importateurs chinois, mais aussi par exemple par les chaînes d’hôtels français. Il faut donc
éduquer, mettre de la visibilité, et mettre en relation les producteurs et les importateurs.
Le créateur de l’école est Yu Yibing, un négociant de Shanghaï spécialisé en alcools chinois, jusqu’à ce qu’il décide il y a deux ans de développer l’importation des vins français, qui lui ont
paru avoir beaucoup d’avenir en Chine. Il a fondé six magasins de ventes de vin, proposant plus de 3200 références, et également créé une revue sur le vin appelée Liquor Taste. Quant à moi, je
suis originaire du Hunan, je suis venue en France parce que j’avais beaucoup de curiosité pour le pays, et je me suis installée à Reims pour y découvrir le vin. J’y ai suivi un BTS de tourisme,
puis une licence de commercialisation internationale des vins et spiritueux. Je passe alternativement un mois en Chine et un mois en France.
Les vins français profitent encore de l’image de la France en Chine. Les Chinois adorent la France : ils ont un attrait pour
un pays qui, comme le leur, a une grande richesse culturelle, mais ils sont également très sentimentaux, et n’oublient pas que le Général de Gaulle a été le premier à reconnaître la République
Populaire de Chine. La France est la destination de prédilection des Chinois qui veulent voyager, et l’impact des évènements politiques de l’époque récente n’a pas diminué l’amour des Chinois
pour le pays. Cet amour est entretenu également par notre système éducatif : tous les grands classiques de la littérature française sont dans les manuels scolaires, les enfants les lisent dès
l’âge de 12 ans.
Le créateur de l’école est Yu Yibing, un négociant de Shanghaï spécialisé en alcools chinois, jusqu’à ce qu’il décide il y a deux ans de développer l’importation des vins français, qui lui ont
paru avoir beaucoup d’avenir en Chine. Il a fondé six magasins de ventes de vin, proposant plus de 3200 références, et également créé une revue sur le vin appelée Liquor Taste. Quant à moi, je
suis originaire du Hunan, je suis venue en France parce que j’avais beaucoup de curiosité pour le pays, et je me suis installée à Reims pour y découvrir le vin. J’y ai suivi un BTS de tourisme,
puis une licence de commercialisation internationale des vins et spiritueux. Je passe alternativement un mois en Chine et un mois en France.
Le marché chinois du vin est à la fois très peu mâture, mais également très international, les vins arrivant du monde entier. Il faut donc éduquer le consommateur chinois, d’autant plus que la
complexité des AOC françaises nécessite une explication. Les professionnels chinois du vin ne sont pas encore de vrais professionnels, et les cavistes ne savent pas comment vendre les produits.
Donc pour l’heure les gens achètent soit les vins les plus chers, ou alors un prix très bas pour ne pas être déçus. D’autant plus qu’on trouve sur le marché des vins français d’entrée de gamme
vendus très cher, par les importateurs chinois, mais aussi par exemple par les chaînes d’hôtels français. Il faut donc éduquer, mettre de la visibilité, et mettre en relation les producteurs et
les importateurs.
Les vins français profitent encore de l’image de la France en Chine. Les Chinois adorent la
France : ils ont un attrait pour un pays qui, comme le leur, a une grande richesse culturelle, mais ils sont également très sentimentaux, et n’oublient pas que le Général de Gaulle a été le
premier à reconnaître la République Populaire de Chine. La France est la destination de prédilection des Chinois qui veulent voyager, et l’impact des évènements politiques de l’époque récente n’a
pas diminué l’amour des Chinois pour le pays. Cet amour est entretenu également par notre système éducatif : tous les grands classiques de la littérature française sont dans les manuels
scolaires, les enfants les lisent dès l’âge de 12 ans.
Nous nous adressons principalement aux professionnels : importateurs, distributeurs, journalistes, restaurateurs et sommeliers. Si les professionnels ne sont pas professionnels, ils ne pourront
pas donner de conseils au grand public ! Mais nous avons aussi prévu des modules pour les consommateurs amateurs et les VIP.
Pour les amateurs ce sont des initiations de 2h30 (nous avons récemment reçu cent clients VIP
de la Banque de Chine, ou un groupe de femmes chefs d’entreprise qui voulaient découvrir les vins rosés). Pour les professionnels, nous proposons d’une part une formation WSET, axée sur
l’économie, la dégustation et les achats. Nous avons choisi cette formation, qui est dispensée par la Master of Wine Minette Constant, parce que c’est celle qui a le plus d’aura internationale,
beaucoup plus que les formations françaises. Du côté sommelerie, nous avons créé le moduale avec Philippe Faure-Brac. Pour ces deux formations destinées aux professionnels, il y a trois niveaux
de durées allant de deux à quatre jours.
Nous proposons des produits promotionnels aux acteurs français du vin.
Aux entreprises et domaines, nous proposons des master-class-conférences de 2h30 avec dégustations de leurs produits, auxquelles nous convions des professionnels chinois que nous avons
sélectionnés. Quant aux interprofessions, nous proposons de les aider à monter des formations sur leurs vins, qui peuvent aller de 2h à une semaine, toujours à destination des
professionnels.
Dans le futur, le gouvernement chinois veut encourager la consommation du vin parce que
l’alcool chinois utilise du blé et de l’orge, qu’il serait préférable de réserver à la consommation plutôt qu’à la distillation. Donc les taxes sur la consommation des alcools ont été augmentée,
et celles sur la consommation du vin ont été baissées. D’autre part, du point de vue de la santé publique, l’alcool chinois fait 40°, ce qui n’est pas le meilleur pour la santé ! La création de
domaines viticoles est aussi encouragée, il y en avait une dizaine il y a trente ans, contre 500 aujourd’hui. Mais les campagnes de communication sur le vin ne sont pas faites par le
gouvernement, plutôt par les entreprises.
Nous nous adressons principalement aux professionnels : importateurs, distributeurs, journalistes, restaurateurs et
sommeliers. Si les professionnels ne sont pas professionnels, ils ne pourront pas donner de conseils au grand public ! Mais nous avons aussi prévu des modules pour les consommateurs amateurs et
les VIP.
Pour les amateurs ce sont des initiations de 2h30 (nous avons récemment reçu cent clients VIP de la Banque de Chine, ou un
groupe de femmes chefs d’entreprise qui voulaient découvrir les vins rosés). Pour les professionnels, nous proposons d’une part une formation WSET, axée sur l’économie, la dégustation et les
achats. Nous avons choisi cette formation, qui est dispensée par la Master of Wine Minette Constant, parce que c’est celle qui a le plus d’aura internationale, beaucoup plus que les formations
françaises. Du côté sommelerie, nous avons créé le moduale avec Philippe Faure-Brac. Pour ces deux formations destinées aux professionnels, il y a trois niveaux de durées allant de deux à quatre
jours.
Nous proposons des produits promotionnels aux acteurs français du vin. Aux entreprises et domaines, nous proposons des
master-class-conférences de 2h30 avec dégustations de leurs produits, auxquelles nous convions des professionnels chinois que nous avons sélectionnés. Quant aux interprofessions, nous proposons
de les aider à monter des formations sur leurs vins, qui peuvent aller de 2h à une semaine, toujours à destination des professionnels.
Dans le futur, le gouvernement chinois veut encourager la consommation du vin parce que l’alcool chinois utilise du blé et de
l’orge, qu’il serait préférable de réserver à la consommation plutôt qu’à la distillation. Donc les taxes sur la consommation des alcools ont été augmentée, et celles sur la consommation du vin
ont été baissées. D’autre part, du point de vue de la santé publique, l’alcool chinois fait 40°, ce qui n’est pas le meilleur pour la santé ! La création de domaines viticoles est aussi
encouragée, il y en avait une dizaine il y a trente ans, contre 500 aujourd’hui. Mais les campagnes de communication sur le vin ne sont pas faites par le gouvernement, plutôt par les
entreprises.
http://www.vitijob.com/